company16 avril 2026·Mis à jour 29 avril 2026·8 min

Pourquoi Bloomwise reverse 1% de ses revenus pour le climat

Bloomwise contribue 1% de l'ensemble de ses revenus au programme Stripe Climate, qui finance des technologies de capture permanente du carbone. On vous explique pourquoi et comment.

Juliette
Par Juliette
Experte SEO de Bloomwise

À retenir

  • Bloomwise reverse 1% de ses revenus (pas de ses bénéfices) au programme Stripe Climate depuis avril 2026.
  • Stripe Climate finance des technologies de capture permanente du carbone, pas de la compensation traditionnelle.
  • Le prélèvement est automatique, vérifiable publiquement, et déclenché dès le premier euro encaissé.
  • Le 1% est un seuil délibéré, assez visible pour compter, assez soutenable pour durer.
  • On documente notre démarche en toute transparence, y compris ce qu'on ne sait pas encore mesurer.

Un SaaS peut-il contribuer au climat ?

On ne va pas se mentir : Bloomwise n'est pas une entreprise verte. On fait tourner des serveurs, on appelle des APIs d'intelligence artificielle, et chaque audit SEO technique consomme de l'énergie.

Mais c'est justement parce qu'on consomme qu'on pense qu'il est important de contribuer. Pas pour se donner bonne conscience, mais parce que la normalisation de ces engagements dans le SaaS est la seule façon de les rendre systémiques.

L'industrie du logiciel s'est longtemps cachée derrière l'idée qu'elle était immatérielle. Un site web ne fume pas, un audit SEO ne pollue pas l'air visiblement, donc on regarde ailleurs. Sauf qu'à l'échelle, les datacenters, l'inférence des modèles d'IA et le stockage cloud cumulent une empreinte qui n'a plus rien d'immatériel. Plutôt que d'attendre une régulation ou un label pour bouger, on a préféré poser un acte simple, mesurable, et ancré dans le modèle économique.

Ce qu'on fait concrètement

Depuis avril 2026, Bloomwise reverse 1% de l'ensemble de ses revenus (pas de nos bénéfices, de nos revenus) au programme Stripe Climate.

Ça veut dire que sur chaque abonnement Solo (25 EUR/mois), Pro (65 EUR/mois) ou Agency (129 EUR/mois), une partie finance directement des technologies de capture et d'élimination permanente du carbone.

L'opération est invisible côté utilisateur : ton tarif ne change pas, aucune ligne supplémentaire n'apparaît sur ta facture. C'est Bloomwise qui absorbe la contribution sur sa marge. Le choix volontaire de ne pas répercuter ce coût compte autant que la contribution elle-même : un engagement qu'on ferait payer au client n'est plus un engagement, c'est un produit dérivé.

Pourquoi 1%, pas 0,5%, pas 5%

Le chiffre n'est pas tombé du ciel. Il est calqué sur l'esprit du collectif 1% for the Planet, lancé en 2002 par Yvon Chouinard (fondateur de Patagonia) et Craig Mathews. L'idée d'origine : un pourcentage des revenus reversé à des causes environnementales, suffisamment visible pour peser, suffisamment soutenable pour ne pas casser une entreprise en croissance.

À 0,5%, l'engagement disparaît dans le bruit comptable et n'envoie aucun signal interne. À 5% ou 10%, on tombe dans le territoire du sacrifice qui finit par être renégocié à la première année difficile, et un engagement qu'on supprime au premier vent contraire vaut moins que pas d'engagement du tout. À 1%, on touche le seuil où la contribution est réelle sans devenir un risque structurel.

Le choix d'asseoir ce 1% sur les revenus plutôt que sur les bénéfices est tout aussi délibéré. Une startup early-stage a typiquement un résultat net nul ou négatif pendant ses premières années. Indexer la contribution sur les bénéfices reviendrait à ne rien donner tant que la rentabilité n'est pas atteinte, ce qui peut prendre des années, voire ne jamais arriver. Le 1% des revenus garantit qu'on contribue dès le premier euro encaissé, peu importe la santé financière du mois. C'est plus contraignant. C'est aussi la seule manière de tenir un engagement qui ne soit pas conditionnel.

Pourquoi Stripe Climate et pas de la compensation classique ?

La compensation carbone traditionnelle (planter des arbres, acheter des crédits forestiers) a un problème : elle est souvent temporaire, difficilement vérifiable, et ne retire pas de carbone de l'atmosphère de façon permanente.

Stripe Climate est différent. Le programme finance des technologies à la frontière de la science :

  • Capture directe dans l'air (DAC) : des machines qui aspirent le CO2 de l'atmosphère et le stockent sous forme minérale.
  • Bio-huile : de la biomasse convertie en huile stable injectée dans le sous-sol, où le carbone reste piégé pendant des millénaires.
  • Minéralisation : des roches broyées qui absorbent le CO2 via des réactions chimiques naturelles accélérées.

Chaque projet est sélectionné par un comité scientifique indépendant et doit démontrer une élimination permanente (pas une simple réduction ou un évitement).

Cette exigence de permanence change tout. Un arbre planté qui brûle dix ans plus tard libère le carbone qu'il avait stocké. Une roche minéralisée, elle, garde le CO2 piégé à l'échelle géologique. En finançant ces technologies aujourd'hui, on contribue à une infrastructure de retrait carbone qui n'existait pas il y a cinq ans, et qui ne se développera que si la demande suit. C'est un pari sur la science et sur l'effet d'échelle, pas sur le marketing.

Notre empreinte carbone, ce qu'on sait et ce qu'on ignore

Soyons direct : on n'a pas un audit carbone complet de Bloomwise. Pas encore. Le faire correctement demande du temps, de la méthodologie, et idéalement un partenaire externe pour éviter le biais de l'auto-évaluation. C'est un chantier qu'on prendra sérieusement quand on aura les ressources pour ne pas le bâcler.

Ce qu'on sait qualitativement : nos principaux postes d'émissions viennent de trois sources. L'hébergement frontend (Vercel) qui sert l'application. L'API et la base (Supabase, infrastructure AWS Europe) qui stockent les données et exécutent les calculs. Et surtout les appels aux modèles de langage utilisés pour les analyses de visibilité IA, la génération d'articles et l'analyse sémantique. Cette troisième catégorie est probablement la plus lourde à l'unité, parce que l'inférence LLM est intrinsèquement coûteuse en énergie.

Ce qu'on ignore : les volumes exacts. On préfère ne pas balancer de chiffres approximatifs en kWh ou en tonnes de CO2 sans méthodologie sérieuse derrière. C'est précisément pour ne pas tomber dans le greenwashing par estimation pifométrique qu'on a choisi de commencer par contribuer avant d'avoir la mesure parfaite. Mesurer prend des mois. Réduire prend des années. Contribuer peut commencer aujourd'hui. Les trois sont nécessaires, dans cet ordre ou dans un autre, mais retarder l'action en attendant la mesure parfaite est une fausse rigueur qui se traduit, dans les faits, par ne rien faire.

Combien ça représente ?

Soyons honnêtes : pour une startup à ses débuts, 1% des revenus c'est un montant modeste. Mais ce qui compte, c'est le principe.

Si chaque SaaS reversait 1% de ses revenus à la capture carbone, l'impact cumulé serait considérable. Et ces technologies ont besoin de demande pour baisser en coût et passer à l'échelle, exactement comme le solaire et l'éolien il y a quinze ans.

Ce raisonnement n'est pas une projection optimiste, c'est une mécanique économique connue. Une technologie qui n'a pas de marché ne descend pas en coût, parce qu'elle n'a aucune raison d'industrialiser sa production. Le panneau solaire en 2010 coûtait plusieurs fois ce qu'il coûte aujourd'hui, et la différence ne vient pas d'une innovation isolée, mais de l'apparition d'une demande agrégée suffisamment large pour justifier les usines, l'optimisation et la concurrence. La capture carbone permanente est exactement à ce stade. Chaque entreprise qui finance le programme aujourd'hui contribue à rendre la technologie accessible à celles qui voudront l'utiliser dans dix ans.

Ce n'est pas du greenwashing

On ne met pas un logo vert sur notre site pour vendre plus d'abonnements. Voici ce qui fait la différence :

  • C'est automatique : le prélèvement est intégré dans Stripe, il n'y a pas de trimestre où on "oublie".
  • C'est vérifiable : notre contribution est publique sur la page Stripe Climate de Bloomwise.
  • C'est un pourcentage des revenus, pas des bénéfices. Même si on ne gagne pas d'argent un mois donné, la contribution est prélevée.

L'automatisation est la pièce centrale. Tout engagement climat qui repose sur une décision manuelle, validée chaque trimestre par une équipe qui a aussi un produit à livrer et un runway à surveiller, finit par sauter. Pas par cynisme, par fatigue. Brancher la contribution directement sur les flux Stripe, c'est s'assurer que l'engagement survit aux mauvais mois, aux pivots, et au turnover éventuel de l'équipe. Un engagement qui dépend d'une discipline humaine n'est pas un engagement, c'est une bonne intention.

Et la suite ?

Notre objectif à moyen terme :

  1. Maintenir le 1% quoi qu'il arrive sur la croissance de Bloomwise.
  2. Documenter notre empreinte carbone : consommation serveurs, appels API, infrastructure. On ne peut pas réduire ce qu'on ne mesure pas.
  3. Privilégier les fournisseurs engagés : Vercel (énergie renouvelable), Supabase (AWS eu-west), Stripe (carbon neutral depuis 2021).

À plus long terme, l'ambition est de passer d'un modèle "contribuer" à un modèle "contribuer + mesurer + réduire". Les trois étapes ne sont pas séquentielles, elles sont parallèles, et la deuxième est probablement la plus difficile parce qu'elle demande une rigueur qu'on n'a pas encore. On en parlera quand on aura quelque chose de solide à montrer, pas avant.

Ce qu'il faut retenir

Le 1% pour le climat n'est pas un argument marketing. C'est une mécanique simple, brancher un pourcentage des revenus sur un programme sérieux, l'automatiser, et le rendre public. On l'a fait parce que c'était le bon moment et parce qu'attendre d'être rentable pour agir revient à ne jamais agir. Si tu veux comprendre qui est derrière Bloomwise et comment on construit le produit, fais un tour sur la page À propos. Si tu cherches comment évaluer un outil SEO sur d'autres critères que le prix, on a aussi écrit un guide pour choisir son logiciel SEO. Et si tu veux essayer le produit, Bloomwise est gratuit pendant 14 jours.

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