À retenir
- WordPress est sain pour le SEO à la base : ce sont les thèmes, les extensions et les pages auto-générées qui créent les problèmes. L'audit doit cibler ces trois couches.
- Le premier contrôle prend dix secondes : la case "Demander aux moteurs de ne pas indexer ce site" dans Réglages, Lecture. Cochée par erreur, elle annule tout le reste.
- Les pages auto-générées (archives de tags, pages auteur, pages de pièces jointes) gonflent l'index avec du contenu vide et diluent ton budget de crawl.
- Une seule extension SEO, configurée une fois, correctement. Deux extensions SEO qui cohabitent, c'est la garantie de balises en double.
- Ces problèmes sont invisibles depuis l'admin WordPress. Il faut crawler le site de l'extérieur pour les voir, comme Google les voit.
WordPress fait tourner plus de 40 % du web selon W3Techs, et une bonne partie de ces sites traîne les mêmes problèmes SEO sans le savoir. Pas parce que WordPress est mauvais, mais parce que le CMS génère automatiquement des dizaines de pages dont personne n'a demandé l'existence, et que chaque thème et chaque extension ajoute sa couche de comportements. Un audit SEO WordPress, c'est un audit SEO classique plus une liste de vérifications spécifiques au CMS. Cet article couvre exactement cette liste : les 7 points où WordPress se sabote, dans l'ordre de gravité, avec les corrections. Aucun ne demande de toucher au code.
Point 1 : la case qui désindexe tout (dix secondes de vérification)
On commence par le grand classique. Va dans Réglages, puis Lecture, et regarde la case "Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site".
Cette case ajoute un noindex sur tout le site. Elle est systématiquement cochée pendant le développement (à juste titre), et régulièrement oubliée à la mise en ligne. Résultat : un site parfait, invisible pour toujours. Si ton site ne remonte sur rien, même pas ton nom de marque, vérifie ça avant toute autre chose. Et si la case est décochée mais que le site reste invisible, le diagnostic complet est dans pourquoi mon site n'apparaît pas sur Google.
Pendant que tu es dans les réglages, contrôle aussi Réglages, Permaliens : la structure doit être "Titre de la publication" (/mon-article/), pas le format par défaut ?p=123 qui ne transmet aucun signal sémantique.
Point 2 : les pages fantômes que WordPress génère tout seul
C'est le problème le plus sous-estimé. WordPress crée automatiquement une page pour chaque tag, chaque catégorie, chaque auteur, chaque mois d'archive, et historiquement une page par fichier média envoyé. Sur un blog de 50 articles, ça peut représenter 200 pages supplémentaires dans l'index, presque toutes vides ou dupliquées.
Le tri à faire :
| Type de page | Verdict | Action |
|---|---|---|
| Catégories principales | Utiles si travaillées | Garder, ajouter une description, mailler |
| Tags | Presque toujours du bruit | Noindex, ou suppression si personne ne les visite |
| Archives par date | Aucune valeur de recherche | Noindex |
| Pages auteur | Utiles seulement en multi-auteurs | Noindex sur un blog solo |
| Pages de pièces jointes | Contenu vide | Rediriger vers le fichier ou l'article parent |
Ton extension SEO gère tout ça depuis ses réglages de types de contenus, sans code. Le test rapide pour mesurer l'ampleur des dégâts : tape site:tondomaine.com dans Google et compare le nombre de résultats avec ton nombre réel de contenus. Un écart de plus de 30 % mérite investigation.
Point 3 : l'extension SEO, une seule et bien réglée
L'audit vérifie trois choses sur ta configuration SEO.
Pas de doublon. Une seule extension SEO active. Deux extensions qui cohabitent génèrent des balises title en double, des canonicals contradictoires et des sitemaps concurrents. Ça arrive plus souvent qu'on ne croit, typiquement après un changement de prestataire où l'ancienne extension n'a jamais été désinstallée.
Un seul sitemap déclaré. WordPress génère un sitemap natif (/wp-sitemap.xml) et ton extension SEO génère le sien. Vérifie qu'un seul des deux est soumis dans Google Search Console, et que c'est celui de l'extension (plus configurable).
Des gabarits de balises propres. Les title et meta description par défaut doivent être définis pour chaque type de contenu, sans variables cassées qui affichent %%title%% en toutes lettres dans les résultats de recherche. Contrôle un échantillon de pages réelles dans les résultats Google, pas seulement les réglages.
Point 4 : le poids du thème et des extensions
WordPress lui-même est léger. Ce qui rame, c'est la pile ajoutée par-dessus : un thème multi-usages qui charge 15 scripts sur chaque page, un constructeur de pages qui triple le HTML, et une collection d'extensions accumulées au fil des ans.
Le protocole d'audit vitesse spécifique WordPress :
- Mesure ton LCP mobile sur trois gabarits : accueil, article, page. Le seuil "bon" est sous 2,5 secondes.
- Si c'est lent, identifie la source : teste avec un thème par défaut sur une copie de staging. Si le site devient rapide, le coupable est le thème ou le constructeur de pages.
- Fais l'inventaire des extensions : celles qui ne servent plus, celles qui font doublon, celles qui chargent des scripts partout alors qu'elles ne servent que sur une page (typiquement les formulaires).
- Mets en place un cache de pages et la compression des images si ce n'est pas déjà fait. Ce sont les deux corrections au meilleur rapport effort/impact sur WordPress.
Les seuils détaillés et les métriques sont les mêmes que pour tout site, on les couvre dans la checklist d'audit SEO technique.
Point 5 : les images, le gisement négligé
Les bibliothèques WordPress accumulent des images de 3 Mo envoyées directement depuis un téléphone. L'audit contrôle quatre points : le format (WebP ou AVIF plutôt que JPEG et PNG), les dimensions (pas une image de 4 000 pixels affichée en 400), le lazy loading (natif depuis WordPress 5.5, vérifie qu'un réglage ne l'a pas désactivé) et les attributs alt sur les images qui portent du sens.
Une extension d'optimisation d'images convertit et compresse tout l'existant en tâche de fond. C'est la correction la plus mécanique de la liste, autant l'automatiser.
Point 6 : les données structurées du thème
Beaucoup de thèmes WordPress déclarent des données structurées, parfois bien, parfois n'importe comment. L'audit passe tes gabarits dans le test de résultats enrichis de Google et vérifie qu'un article déclare bien un type Article avec auteur et dates cohérentes, que les fils d'Ariane sont balisés, et surtout qu'il n'y a pas de schémas en double (le thème ET l'extension SEO qui déclarent chacun leur version de la même entité).
En cas de doublon, désactive la sortie du thème et garde celle de l'extension SEO, qui est généralement plus complète et plus maintenue.
Point 7 : le crawl de l'extérieur, le seul juge
Tout ce qui précède se vérifie point par point, mais la vue d'ensemble ne s'obtient qu'en crawlant le site de l'extérieur, comme Google le fait. L'admin WordPress ne te montrera jamais les pages orphelines, les chaînes de redirections héritées de trois refontes, ou les 47 pages de tags indexées dont personne ne connaissait l'existence.
C'est exactement ce que fait l'audit Bloomwise : il crawle ton WordPress comme Googlebot, croise avec tes données réelles d'indexation, et ressort la liste des problèmes priorisée par impact, pages fantômes et signaux contradictoires inclus. Et comme Bloomwise se connecte à WordPress, la boucle se referme : tu peux générer et publier les contenus directement depuis la plateforme, avec balises et maillage interne déjà optimisés, sans copier-coller.
Ce qu'il faut retenir
Un audit SEO WordPress cible les trois couches qui créent les problèmes : la configuration (case de visibilité, permaliens, extension SEO unique), les pages auto-générées (tags, archives, pièces jointes à trier ou désindexer) et la pile technique (thème, extensions, images). Aucun de ces points ne se voit depuis l'admin, tous se voient depuis un crawl externe. Déroule la liste une fois sérieusement, automatise le contrôle ensuite, et ton WordPress repart sur des fondations saines. La suite logique, c'est de vérifier ce que ces corrections changent : notre guide pour mesurer les résultats SEO te donne la méthode.
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